Ce mardi 17 mars, 185 nouveaux cas de coronavirus ont été annoncés, portant le chiffre global à 1.243 infections dans le pays.

Le SPF Santé Publique et le centre de crise national ont donné une conférence de presse ce mardi 17 mars, au cours de laquelle ils ont exposé les dernières évolutions de l'épidémie de coronavirus en Belgique. Les experts ont ensuite répondu à une série de questions que se posent de nombreux citoyens. 

Vers un lockdown complet ? 

"Aucune des mesures n'aura pour conséquence d'arrêter totalement la circulation du virus", a tout d'abord expliqué Emmanuel André.

"Ce qui pourrait nous amener à augmenter les mesures de confinement ,ce serait que la charge de travail dans le milieu hospitalier augmente à un point tel qu'il se retrouve saturé", a-t-il finalement indiqué. 

L'Ibuprofène est-il dangereux ?

Au sujet de l'Ibuprofène, "nous voudrions insister sur le fait que le médicament a des effets secondaires qui lui sont propres mais on n'a pas d'information scientifique qui permettrait de dire qu'il a une influence majeure sur les symptômes du coronavirus ou qu'il les amplifierait".

Quid des fake news ? 

Le Centre de crise national a insisté sur l'importance de ne pas faire circuler de fake news sur les réseaux sociaux. "Nous vous donnons des informations chaque jour pour vous guider dans cette épreuve, faites circuler ces informations", a demandé le SPF Santé Publique. "Si une information erronée se propage de façon trop importante, cela risque d'engendrer des comportements qui ne sont pas appropriés".

Quid de l'immunité collective prônée par Johnson et Rutte ?

"Face à un nouveau virus le meilleur moyen de développer une défense contre ce virus c'est qu'un nombre important de personnes développent une immunité. Il y a deux moyens d'y arriver: faire l'infection et guérir ou vacciner. Il n'y a aujourd'hui pas encore de vaccin. Notre volonté c'est de voir le nombre de personnes qui développent cette immunité continuer à augmenter à une vitesse acceptable pour notre système de santé. Nous savons que parmi les personnes qui vont développer cette infection et cette immunité, une minorité d'entre elles va nécessiter des soins de santé. Nous ne pouvons permettre que les hôpitaux soient débordés. Grâce aux mesures que nous prenons, nous diminuons l'intensité du pic épidémique pour que la population puisse développer cette immunité sans surcharger le système de santé", a détaillé Emmanuel André. 

© AFP