Le jeune père de famille peut espérer un retour en Belgique le 24 ou 25 mars si la situation n'évolue pas favorablement Pour l'instant, il vit dans des conditions peu évidentes.

Victor Dulait est parti en vacances le 7 mars dernier, avant que les voyages à l'étranger ne soient déconseillés par le ministère des Affaires étrangères. Il a atterri à Shanghai (Thaïlande) le 10 mars. Après avoir passé une semaine de vacances dans une relative quiétude, ce jeune Bruxellois a été placé d’autorité en quarantaine par les autorités vietnamiennes alors qu’il se trouvait dans le nord du pays. “Il y a eu un contrôle alors que j’étais dans le bus de Hanoï vers la ville de Ha Giang. Je me suis fait arrêter à la frontière de la province de Ha Giang le 17 mars”, explique Victor. “Là, on m’a placé en quarantaine dans de dispensaire local plutôt délabré. On m’a dit que je resterais 14 jours ici.” Retour au pays prévu pour le 24, 25 mars donc. Le tout dans des conditions de vie spartiates à l'hygiène incertaine.

Ci-dessous : sa chambre et les sanitaires 

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Une salle de douche sans douche, une toilette à la turque. Son espace de vie est strictement délimité, l'empêchant de sortir dehors, ne serait-ce que pour une petite promenade de la nature. Ses seuls mouvements se limitent à une promenade le long du minuscule chemin menant aux sanitaires. Sa chambre est limite insalubre, barreaux aux fenêtres... Ce matin, on lui a apporté une chaise, qu'il demandait depuis quelques jours. Au day-to-day, il tente de s'informer sur la situation en Belgique et sur sa situation. Sinon, il lit et prend des nouvelles de ses proches via les réseaux sociaux.

Son unique espace de promenade : le chemin vers les sanitaires

Victor ne présente aucun symptôme, ne fait pas de fièvre. “Ils ont fait un test mais je ne connais pas encore le résultat. Chaque jour, on me dit que je serai installé dans une école, leur nouveau centre de quarantaine, plus propre. Mais ils ne le font pas. Ce matin, j’ai appris que j’allais être transféré dans un hôtel mais ils ont changé d’avis entre-temps. C’est tous les jours comme ça, on me dit quelque chose mais ça ne se concrétise pas.” Ce manque d'information et de prise de décision des autorités vietnamiennes l'angoisse.

Victor comprend l’inquiétude et les mesures de précaution prises par les autorités sanitaires vietnamiennes. “Mais ils me traitent comme si j’étais malade alors qu’il n’y a même pas de suspicion. Le Vietnam applique un genre de principe de précaution absolu mais que j’estime totalement disproportionné. Je pense qu’il n’y aurait aucun risque de me transférer dans un centre de quarantaine à Hanoï.”

Les autorités belges sont au courant de sa situation, comme de celles de tous les Belges coincés à l'étranger. Le seul souhait de Victor : quitter le Vietnam au plus vite. "S'ils me libèrent, je monte dans un avion dans les quatre heures qui suivent."

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