Si plusieurs chercheurs ont déjà annoncé que la pandémie de coronavirus ne serait malheureusement pas la dernière, le lieu où ces futures pandémies pourraient se déclarer n'avait pas encore été déterminé.

C'est désormais chose faite. Des scientifiques de l'université de Sydney, en Australie, ont réussi à définir les zones où un prochain virus, similaire au Covid-19, pourrait apparaître.

Les chercheurs sont partis de l'hypothèse que la prochaine pandémie, comme celle du coronavirus, serait zoonotique, autrement dit qu'elle se transmettrait des animaux à l'humain.

Les scientifiques australiens ont donc analysé les zones où les interactions entre les animaux et les humains sont les plus élevées, tout en prenant en compte d'autres facteurs aggravants, comme la taille de la population, la qualité des infrastructures sanitaires et les interactions humaines. En effet, plus une région est peuplée, plus il est aisé pour un virus de s'y propager. Un système de soins de santé défaillant est également un facteur aggravant, car la détection d'un nouveau virus est compromise et la possibilité de soigner des patients atteints de ce virus est moindre que dans d'autres régions. Enfin, les interactions humaines jouent un rôle très important dans l'émergence d'une pandémie: un degré élevé de connectivité avec le monde extérieur (aéroports, ports, attractions touristiques) facilitera la propagation du virus au monde entier.

Asie et Afrique subsaharienne

Sur la base de ces analyses, les résultats de l'étude ont démontré que les régions les plus à risque se situent en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud et du Sud-Est, notamment en raison de leurs infrastructures sanitaires défaillantes.

En outre, les villes de Mumbai, en Inde, et de Chengdu, en Chine, sont principalement identifiées comme des zones à haut risque. En effet, ce sont des zones densément peuplées et également des endroits de passages fort fréquentés.