Les images ne laissent peu de doutes quant à l'utilité du masque.

Faisant l'objet d'un vif débat au début de la crise sanitaire, le port du masque est depuis largement prôné par le monde scientifique. En Belgique, il a été rendu obligatoire dans certains endroits, tels que les transports en commun, à partir du 4 mai. C'est à cette date que le pays entamait son déconfinement progressif, dans lequel le port d'une protection joue un rôle important.

Pour illustrer l'utilité des masques, l'entreprise Hexagon a réalisé, en interaction avec le Centre national de Crise, un travail d'analyse numérique. Ce dernier vise à mieux comprendre l'impact du port d'une protection buccale sur la propagation des gouttelettes. Sont ainsi étudiés le cas de personnes se trouvant dans un wagon (d'un train ou d'un métro), à une distance inférieure au mètre 50 recommandé par les autorités. Un usager prend la parole. L'objectif est d'étudier la différence en termes de propagation de gouttelettes dans le cas où la personne qui parle a un masque ou n'en a pas.

Comme on peut le voir sur les images, il existe une grande différence entre les deux situations. Dans le cas de l'usager qui ne porte aucune protection, les gouttelettes (en jaune fluo sur la vidéo) qu'il émet se retrouvent en grande quantité sur la personne qui lui fait face (138 sur le visage et 509 sur les mains). L'utilisateur masqué ne projette, quant à lui, que très peu de gouttelettes sur son compagnon (seulement 2 sur le visage et 11 sur les mains).

Ces images viennent donc souligner l'importance du port du masque, en particulier dans les transports en commun.