Yves Van Laethem a comparé notre situation avec celle de la France et s'est ainsi inquiété des indications données par le président Macron. " La France prend cette décision alors que sa situation épidémiologique n'est pas meilleure que la nôtre. Elle est, selon les indicateurs, égale ou un petit peu moins bonne. On constate qu'au niveau français, on admet des risques supplémentaires que peut-être, on n'admettra pas dans notre pays", a-t-il indiqué sur Bel RTL.

Nos ministres, qui se réuniront vendredi lors d'un comité de concertation, semblent encore partagés sur les décisions à prendre. L'expert Yves Van Laethem a rappelé néanmoins qu'au niveau des commerces, peu d'éléments nous laissent penser qu'ils sont à la base de clusters: "C'est un endroit qui a toujours été considéré comme étant sûr", a-t-il expliqué en ajoutant tout de même que cette réouverture devra se faire sous certaines conditions.

Les fêtes de fin d'année

Alors que nos voisins français pourraient fêter Noël en famille si le nombre de contaminations et le nombre de personnes en réanimation descend sous un certain seuil, Yves Van Laethem a déclaré que nous serons sous ces seuils avant la France. Malgré cela, l'expert ne s'est pas montré favorable à ce que la Belgique suive l'exemple de la France pour le réveillon: "Les Français font des choses qui me paraissent un peu osées dans la mesure où c'est un peu, si j'ose dire, 'A la bonne franquette, réunissez-vous mais faites quand même attention'. Ça me parait un peu audacieux. La position belge est particulièrement rigoriste", a-t-il rappelé. 

Ensuite, le porte-parole interfédéral a émis des doutes au sujet d'un possible élargissement de la bulle: "Tout ce qu'on pourrait espérer, c'est un mini-élargissement : un couple par exemple. Et une autorisation un peu plus tardive lors des 2 fêtes mais je ne sais pas si le gouvernement prendra cette décision", a-t-il déclaré avec scepticisme.