L'infectiologue constate un "relâchement post-trauma" en Belgique.

La Belgique avance sur le chemin de son déconfinement. Les citoyens peuvent ainsi renouer avec d'anciennes habitudes, telles que s'attabler en terrasse avec des amis ou encore profiter du beau temps dans un parc. Un "retour à la normale" qui a quelque peu fait oublier aux Belges les mesures de prévention si souvent prônées pendant le confinement. On constate ainsi dans les rues que les passants laissent leur masque à la maison ou encore ne respectent pas les distanciations. "Il y a une sorte de relâchement post-combat, ou plutôt post-trauma", estime Yves Van Laethem dans les colonnes de Sudpresse.

Le porte-parole interfédéral dans la lutte contre le coronavirus juge toutefois normal de constater un tel phénomène. "Il est évident, en contrecoup d’un long combat, que les troupes se relâchent. Pourquoi ? Parce que l’ennemi n’est plus visible", explique l'infectiologue du CHU Saint-Pierre. En effet, comme on peut l'observer dans les bilans épidémiologiques quotidiens, le nombre d'hospitalisations baisse ainsi que le nombre de décès. Un sentiment de soulagement s'installe donc dans la population persuadée que ce chapitre compliqué de notre histoire est clos.

Yves Van Laethem rappelle pourtant que ce n'est pas encore le cas et que le virus est toujours présent. Citant l'exemple de la Chine, l'expert appelle à la prudence."En tant qu’infectiologue, je me dois de dire qu’il ne faut pas tout laisser aller !", insiste-t-il auprès de nos confrères de Sudpresse.

Le porte-parole interfédéral recommande ainsi de respecter les règles essentielles durant tout l'été, mettant en évidence deux mesures qu'il juge primordiales: le port du masque et le signalement de tout symptôme suspect.