"Le chlore va très rapidement inactiver le Covid-19", explique Yves Van Laethem.

Se baigner est-il totalement sans risques ? La question se pose plus que jamais à l’approche de l’été et des chaleurs. Et alors que la réouverture des piscines débute à peine chez nous, nous avons interrogé Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral, à propos d’une potentielle transmission du virus dans l’eau. "Premièrement, il faut savoir qu’à moins d’une eau fortement concentrée en déchets de nature fécale, rien ne prouve que le virus se trouve et se transmette par l’eau. De plus, le virus est très sensible au chlore. Il ne va donc pas survivre très longtemps dans ces conditions. C’est un milieu non propice à sa survie. Il va rapidement inactiver le virus."

Le problème de ces lieux n’est donc pas vraiment dans l’eau mais plutôt dans la complexité à respecter les gestes barrières. "C’est pour cette raison qu’il faut réguler la circulation dans les douches et les vestiaires et c’est ce qui sera fait. Il faut éviter que les gens se croisent. Mais la piscine reste plus sûre qu’une plaine de jeux. C’est un milieu beaucoup moins favorable à la circulation du virus", précise celui qui est aussi infectiologue au CHU Saint-Pierre.

De plus, la température très élevée des saunas et hammams (de plus de 60 degrés) rend l’atmosphère hostile au virus. "Dans les saunas, la température est élevée et l’environnement très sec, donc le virus ne va pas survivre. Par contre, c’est différent pour les hammams. La température est plus basse et les gens y toussent régulièrement. On peut donc imaginer que les microgouttelettes puissent se transmettre et les gens sont en général assez rapprochés. C’est un environnement plus propice à la transmission du virus", conclut-il.