Que faire si l'on suspecte?

Avant tout, il convient de s'assurer que l'enfant ne souffre pas d'un trouble visuel et/ou auditif. Des examens psychologiques, logopédiques, psychomoteurs et neurologiques peuvent également être envisagés, comme on l'explique en détail dans l'ouvrage de l'Ipej, Dyslexie, où est la différence?.

Une fois le diagnostic posé après ces examens, on peut entrevoir diverses techniques de rééducation logopédique. L'approche syllabique et gestuelle en est une, parmi d'autres.

Parallèlement, la rééducation psychomotrice, souvent très utile, est axée sur la maîtrise progressive de la perception du corps. On a notamment recours à des séances de rythme (frapper dans les mains, par exemple), partant de l'idée que le langage s'écoule selon un certain rythme.

Si la dyslexie est d'intensité moyenne à sévère, sans doute faut-il envisager d'intégrer l'enfant dans un enseignement spécial de type 8, destiné aux enfants qui, tout en n'étant pas déficients au point de vue mental, sensoriel ou neurologique, présentent des troubles sévères d'apprentissage dans le domaine du développement du langage, de la parole, de la lecture, de l'écriture et du calcul. L'enfant doit être examiné par un centre PMS ou un autre centre agréé pour déterminer s'il peut fréquenter ce type d'enseignement, propre à la Belgique.(L.D.)

© La Libre Belgique 2000