Leur apprendre à apprivoiser le soleil

Trop d’enfants ne sont toujours pas protégés du soleil comme ils devraient l’être : on ne le répétera jamais assez et c’est pourquoi la Fondation contre le cancer (FCC) a choisi de faire à nouveau passer ce message essentiel, ce vendredi 4 février, à l’occasion de la journée mondiale contre le cancer.

Leur apprendre à apprivoiser le soleil
©Photonews
L.D.

Trop d’enfants ne sont toujours pas protégés du soleil comme ils devraient l’être : on ne le répétera jamais assez et c’est pourquoi la Fondation contre le cancer (FCC) a choisi de faire à nouveau passer ce message essentiel, ce vendredi 4 février, à l’occasion de la journée mondiale contre le cancer. Point de thème imposé au niveau planétaire, cette année, mais bien diverses campagnes de sensibilisation lancées dans les pays, de même que des actions concertées et coordonnées organisées entre plusieurs associations de lutte contre la cancer.

Axée sur la protection plus spécifique des enfants par rapport au soleil, la campagne de la FCC tient en quatre conseils de base, visant à réduire le risque de développer à l’âge adulte un cancer de la peau. En l’occurrence : les enfants doivent rester à l’ombre pendant les heures chaudes de la journée, soit entre 11 et 15 heures en été; d’un chapeau, d’un T-shirt sec et de lunettes solaires, ils doivent être protégés; d’une crème solaire résistante à l’eau et d’un facteur de protection 30 minimum, ils seront badigeonnés; quant aux bébés, ils resteront tout bonnement à l’abri du soleil.

En somme, rien de bien neuf sous le soleil, si ce n’est que ces comportements ne semblent visiblement pas ancrés dans les mœurs de tous les parents. Pour s’en apercevoir, la FCC a prié l’institut de sondage Dedicated Research de mener une enquête auprès d’un millier de parents sur leurs connaissances des dangers du soleil et leurs attitudes de protection pour les enfants et pour eux-mêmes. S’il en ressort une évolution positive de la prise de conscience des risques de cancer de la peau liés au soleil chez 66 % des parents - 39 % se considérant "bien plus conscients" et 27 % "un peu plus conscients" qu’il y a dix ans, 13 % des personnes interrogées pensent toujours qu’une exposition excessive aux rayons UV ne peut être à l’origine d’un cancer de la peau. Alors que, conscients du danger, 55 % des parents réduisent l’exposition au soleil, ils sont 40 % à penser, à tort, que les risques sont similaires quel que soit l’âge et 49 % à croire qu’ils sont plus élevés uniquement chez les enfants de moins de trois ans. "Or, ils le sont en fait jusqu’à l’âge de 12 ans, précise la FCC. Leur peau est plus sensible que celle des adultes; la plupart des rayons ultraviolets susceptibles d’endommager les cellules pénètrent facilement leur peau en profondeur. Les dégâts occasionnés se réparent moins facilement que chez l’adulte et les nouveaux dommages s’accumulent aux dégâts antérieurs." Or, il a été démontré dans de nombreuses études que des coups de soleil répétés pendant l’enfance augmentaient considérablement le risque de développer un cancer cutané à l’âge adulte.

Convaincue que les risques encourus par les enfants de maternelle et de primaire étaient sous-évalués, la FCC a voulu sensibiliser les enseignants, les éducateurs et les parents. Chanteur pour enfants très populaire au nord du pays, paraît-il, Kapitein Winokio prendra les commandes de cette campagne menée tambour battant au rythme de "Petit Soleil", une chansonnette composée à l’attention des petits des crèches et de maternelle pour leur apprendre comment se protéger du soleil. Les plus grands devraient avoir leur tour dans un second temps.

Ces dernières décennies, on a observé une augmentation constante du nombre de cancers de la peau, quels que soient les types. D’après les chiffres cités par la FCC, en 2006, on a diagnostiqué en Belgique un mélanome malin, une forme très agressive, chez 614 hommes et 958 femmes. En termes d’incidence, il se situe, chez la femme, en cinquième position et, chez l’homme, à la onzième place.


Sur le même sujet