Plus d'un Belge sur dix est sous calmants

Dans la plupart des cas, ce sont des troubles du sommeil qui mènent vers ce type de médication ainsi que certains événements de la vie, des ennuis de santé ou encore des problèmes liés au travail. Trop éprouvante, la vie en Belgique?

Plus d'un Belge sur dix est sous calmants
©Photonews
Belga

L'an dernier, onze pour cent des Belges ont régulièrement, au moins tous les deux jours, pris des médicaments pour se calmer ou se relaxer. Les calmants préférés des Belges sont les benzodiazépines et les antidépresseurs de type ISRS.

Ces conclusions ressortent d'une enquête menée par Test-Achats auprès de 3.164 Belges et à paraître dans le magazine Test-Santé. Dans la plupart des cas, ce sont des troubles du sommeil (46%) qui mènent vers ce type de médication ainsi que certains événements de la vie (37%), des ennuis de santé (30%) ou encore des problèmes liés au travail (29%). Douze pour cent des répondants affirment prendre des calmants sans aucune prescription médicale et 6% achètent ces médicaments ailleurs qu'en pharmacie.

73% se disent satisfaits de la médication, mais il y a aussi de nombreuses plaintes. Chez les consommateurs de benzodiazépines, un sur trois se plaint de somnolence. Une personne sur cinq qui prend des ISRS déplore des problèmes de mémoire. Les autres effets secondaires sont des sautes d'humeur et la confusion. La consommation d'alcool augmente les risques d'effets secondaires. Et pourtant, 16% des consommateurs de calmants continuent à boire régulièrement.

Si la prise de médicament est arrêtée, les effets du sevrage peuvent conduire à des troubles du sommeil (38%), de l'anxiété (37%), de la nervosité (34%) et de l'irritabilité (29%).

Huit pour cent souffrent également de troubles de la personnalité et de pensées suicidaires. 5% ont d'ailleurs tenté de mettre fin à leur jour. Le risque de dépendance psychique est par ailleurs important.

Le recours aux médicaments de type benzodiazépines est en principe limité à trois mois. Pourtant, toujours selon l'enquête, 72% des sondés ont pris ce médicament plus longtemps qu'un trimestre.

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