Les enfants, victimes privilégiées des troubles du sommeil

Pourquoi les enfants sont-ils plus touchés que les adultes par les troubles du sommeil ? Lalibre.be y répond avec le Professeur Geneviève Aubert (UCL).

Les enfants, victimes privilégiées des troubles du sommeil
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L.Be. et V.vvy

"Pourquoi les enfants sont-ils plus touchés que les adultes par les troubles du sommeil tels que le somnambulisme, les éveils confusionnels, les terreurs nocturnes ?", nous demandait un internaute. Lalibre.be répond à cette question avec le Professeur Geneviève Aubert (UCL).

Dans le jargon médical, ces troubles sont appelés des parasomnies. Le somnambulisme, les éveils confusionnels, les terreurs nocturnes et les cauchemars en sont les déclinaisons et sont à distinguer des maladies du sommeil telle que la narcolepsie.

L'affirmation est avérée : "Oui, ces parasomnies prédominent chez les enfants et les jeunes adolescents", répond du tac-au-tac Geneviève Aubert. Elle précise que "les terreurs nocturnes touchent plus les enfants de 2 à 4 ans alors que les insomnies sont davantage observées chez les enfants de 8-12 ans".

Pourquoi les enfants sont-ils plus touchés que les adultes ? Deux phénomènes peuvent l'expliquer : l'un est génétique, l'autre est de l'ordre de la "maturation". Ces parasomnies peuvent en effet disparaitre aussi vite qu'elles étaient arrivées, "vers 10-15 ans, avec la puberté".

Si les enfants en sont les principales victimes, cela n'empêche pas pour autant les adultes de souffrir de tels troubles. Les causes sont alors davantage à chercher dans "un contexte psychologique d'anxiété, lui-même favorisé par deux facteurs : la privation de sommeil et la fatigue", explique Geneviève Aubert.

Les troubles du sommeil recouvrent aussi les aspect respiratoires, que l'on remarque plus souvent chez les 40-60 ans. Ronflements, apnées ne dérangent cette fois-ci pas celui qui en est la victime... mais bien la personne qui dort à ses côtés.

Bien souvent, ces troubles se manifestent alors le lendemain par le biais de plaintes quant à un sommeil insatisfait.

Ces derniers surviennent en deuxième cycle de nuit, lorsque l'on quitte une phase de sommeil profond voire très profond. Cette phase intermédiaire est propice aux troubles du sommeil. Bien souvent, ils ne laissent aucune trace dans la mémoire de la personne qui les a subis.


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