80% des généralistes francophones veulent réformer la garde de nuit

Les médecins généralistes veulent une réforme de la garde de nuit, révèle vendredi un sondage du Journal du Médecin.

Belga
80% des généralistes francophones veulent réformer la garde de nuit
©JC Guillaume

Les médecins généralistes veulent une réforme de la garde de nuit, révèle vendredi un sondage du Journal du Médecin. Cette demande est particulièrement forte du côté francophone puisque 86% des médecins interrogés voudraient que les choses changent. L'utilisation de la garde pour des affaires non-urgentes et une rémunération jugée insuffisante sont les principales raisons de cette demande, selon ce sondage mené entre le 8 et le 18 novembre auquel 677 personnes ont répondu, dont 278 francophones. D'après le sondage, seuls 14,4% des médecins du sud du pays interrogés souhaitent conserver la formule actuelle, par laquelle chaque généraliste a l'obligation de participer aux gardes nocturnes. Un médecin sondé sur trois (30,5%) souhaite la suppression de la garde et l'envoi du patient aux urgences. Mais 55% d'entre-eux préfèrent une solution "intermédiaire", dans laquelle la garde pourrait se faire sur base volontaire et contre une rémunération proportionnelle.

Au nord du pays, les avis sont nettement plus partagés: 31% des sondés souhaitant une garde obligatoire, 29% une garde volontaire et 39% la suppression de ce service.

Pour ce qui est des raisons de ce sentiment, 74,1% des répondants regrettent un manque de respect, passant notamment par l'utilisation de la garde pour des affaires non-urgentes. L'aspect financier de la garde entre aussi en ligne de compte. Le tarif pour la disponibilité du médecin est actuellement de 6 euros/heure (arrondi). Seul un médecin sondé sur dix (côté francophone) estime que ce tarif est acceptable. Près de 40% des votants indiquent qu'un tarif horaire de 20 euros serait déjà bien plus convenable et 28% des répondants souhaiteraient recevoir, par heure, 50 euros minimum.

Quant au supplément de 24 euros aujourd'hui prévu pour toute consultation après 21h (en plus des 24 euros déjà tarifés), il ne satisfait pas 7 médecins sur 10.