Étudiants, voici comment bien réussir votre blocus

Pour augmenter ses chances, il faut planifier son travail et avoir une bonne hygiène de vie.

Étudiants, voici comment bien réussir votre blocus
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Stéphanie Bocart

Pour la grande majorité des étudiants, les "vacances" de Noël sont avant tout studieuses. Si les étudiants de fin de baccalauréat ou de master ont déjà eu l’occasion de rôder leur blocus, pour les 1ers Bacs, "un premier blocus, c’est toujours plus compliqué que les autres, déclare Martin de Duve, directeur d’Univers Santé (UCL). On n’a pas encore tout à fait la conscience du niveau d’exigence qui est demandé dans l’enseignement supérieur, de la quantité de matière; on est moins accompagné aussi par le système académique. Tout cela nécessite de devoir faire ses armes un peu plus lors du premier blocus".

Entrer en blocus ne signifie pas pour autant qu’il s’agit du point de départ de la préparation et de l’étude de ses cours en vue des examens. "Arriver à un blocus les mains dans les poches en se disant que l’on va tout faire, tout comprendre et tout absorber pendant ces 15 jours, c’est illusoire, prévient M. de Duve. Evidemment, cela peut arriver, mais c’est rarissime. Et surtout, c’est absolument à éviter, d’autant plus pour un premier blocus". Pour entamer sa période de bloque, il faut donc "un minimum de prérequis" : avoir ses cours et notes en ordre, avoir une idée des dimensions les plus importantes des cours à étudier, mais aussi avoir déjà compris la matière.

Bien réussir son blocus, c’est d’abord planifier son étude et ses examens. "Un blocus, c’est un marathon, pas un sprint", résume le directeur d’Univers Santé. De même, il ne faut pas oublier de prévoir des moments-tampons "qui permettent d’absorber les éventuels retards ou de se donner des moments pour souffler". Il importe également de lever la pression. "Il faut apprendre à relativiser et objectiver. Evidemment, c’est mieux de tout réussir, mais si un accroc arrive, tout n’est pas perdu. Il y a des 2e, voire parfois des 3e chances."

Parce que la session est un marathon, "se faire plaisir par la détente, c’est aussi se donner plus de chances d’être efficace dans la durée". Il est donc important de s’accorder des moments pour s’aérer, s’oxygéner et "pas uniquement de manière virtuelle", insiste M. de Duve. "Il est important que le cerveau reçoive sa dose d’oxygène utile, surtout en hiver. "

Et de poursuivre : "Le corps a du mal à être concentré à 100 % plus de 45 à 50 minutes. Certes, il ne faut pas s’aérer toutes les 40 minutes, mais croire que l’on peut travailler 8 heures d’affilée non-stop en étant tout à fait efficace est illusoire". Il convient donc de prévoir dans son planning des pauses différentes : quelques petites pauses de 5 minutes ainsi que l’un ou l’autre break plus long.

Pendant ces moments de relâche, il est important de garder du lien social. Mais encore une fois, "tout est dans la mesure". On évitera ainsi les excès en boissons alcoolisées et en nourriture trop riche.

Martin de Duve conseille également de "bien dormir" - "dormir fixe la matière vue la journée; les nuits blanches sont à bannir" - et de s’alimenter correctement. Enfin, en cette période un peu plus difficile à gérer, le soutien de l’entourage est "précieux". "Il est important de se détendre avec ses proches."

M. de Duve conclut : "Le tout, c’est de se dire que c’est une période un peu plus difficile que les autres, qui nécessite un peu de discipline. Globalement, on peut tous passer à travers avec quelques bons conseils".

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