Pourquoi regarde-t-on les mêmes films et séries plusieurs fois de suite?

Chacun d'entre nous a forcément une série ou un film fétiche que l'on peut regarder des dizaines de fois sans se lasser. Mais pourquoi préférons-nous parfois regarder des "vieilles" fictions plutôt que d'utiliser ce temps pour en découvrir de nouvelles ?

J.F.
Pourquoi regarde-t-on les mêmes films et séries plusieurs fois de suite?
©REPORTERS

Chacun d'entre nous a forcément une série ou un film fétiche, le genre de fiction que l'on peut regarder plusieurs fois de suite sans jamais s'en lasser à tel point que l'on finit par connaître toutes les répliques par cœur. Mais pourquoi les regardons-nous plusieurs fois de suite au lieu d'utiliser ce temps pour découvrir d'autres chefs-d'oeuvre ? Encore une fois, la réponse est à trouver dans la psychologie.

Il y a tout d'abord un effet "de simple exposition", peut-on lire sur Slate. Autrement dit, plus nous sommes exposés à quelque chose, plus notre sentiment positif à son égard augmente. C'est par exemple ce qui se manifeste lorsqu'une chanson que nous détestions à la première écoute finit par nous rentrer dans l'oreille tant nous l'entendons à la radio. 

Autre facteur qui rentre en ligne de compte: plus nous regardons une oeuvre, plus nous pouvons en apercevoir les détails. Ainsi, si nous avons apprécié un film, le regarder une seconde fois permet de capter des choses que nous n'avions pas réalisées lors de la première fois. C'est notamment comme cela que les fans parviennent à repérer les erreurs de montage de leurs films préférés.

Notre sentiment de nostalgie nous pousse également à revoir les films ou séries qui nous ont marqué. Ces œuvres culturelles servent de "machine à remonter le temps". Elles font resurgir des souvenirs enfouis. Ainsi, si vous regardiez une série tous les dimanches en famille, il y a de fortes chances que vous ayez envie de la revoir. 

Enfin, le fait de regarder une oeuvre que l'on connaît déjà sur le bout des doigts permet de nous rassurer puisque l'on connait déjà la fin, nous limitons donc le risque, c'est ce que l'on appelle la "régulation émotionnelle".