L’homme de Spy et ses cousins belges sont plus vieux qu’on ne le pensait

Les restes de Néandertaliens belges, dont les célèbres squelettes de Spy, sont des milliers d’années plus vieux qu’on ne le pensait, indique mardi l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique (IRSNB) dans un communiqué.

Belga
L’homme de Spy et ses cousins belges sont plus vieux qu’on ne le pensait
©Shutterstock

"C’est la conclusion d’une équipe de recherche internationale qui a refait la datation des restes de Néandertaliens belges à l’aide d’une nouvelle technique", précise l’institut. Cette découverte sous-entend que les Néandertaliens auraient disparu de la Belgique beaucoup plus tôt que ce que l’on supposait et ne sont donc plus les plus récents Néandertaliens d’Europe.

Une nouvelle étude menée par l’Université d’Oxford, à laquelle a participé l’IRSNB, vient de démontrer que les Néandertaliens belges auraient en réalité disparu de la région il y a entre 44 200 et 40 600 ans - et non il y a 37 000 ans - soit bien plus tôt que ce que suggéraient les estimations précédentes. Cette erreur de datation serait due à une contamination des échantillons, précise l’IRSNB.

Une équipe multidisciplinaire d’archéologues, de géologues, de généticiens et d’anthropologues a refait la datation des fossiles de Néandertaliens de la grotte de Spy et de deux autres sites belges : Fonds-de-Forêt et Engis. Cette datation est cruciale pour comprendre les relations qu’auraient pu avoir les Néandertaliens en déclin et les Homo sapiens qui sont entrés en Europe il y a 45 000 ans.

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