Un rappeur américain est-il vraiment sur le point d'acheter une planète ?

Que peut-on acheter lorsque l'on possède déjà tout ?

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© BELGA/AFP

Après les voyages spatiaux de Richard Branson et Jeff Bezos, plus rien ne semble arrêter les ultra-riches. Cette fois, c'est le rappeur américain Lil Uzi Vert qui a créé la surprise. Selon Grimes, la femme du milliardaire Elon Musk, l'homme de 26 ans devrait être le premier humain à "posséder une planète". Plus tôt dans l'année, le rappeur américain avait fait parler de lui après s'être fait greffer un diamant sur le front.

C'est dans un message posté sur Twitter que l'annonce a été faite par Grimes. "La documentation est presque complète pour que Lil Uzi Vert puisse revendiquer légalement WASP-127b. C'est énorme ! Premier humain à posséder légalement une planète" , écrit-elle sur le réseau social.

De son côté, le rappeur a précisé dans un tweet qu’il avait voulu " surprendre tout le monde avec cette annonce " et qu'il est " toujours en train de travailler sur le projet ". Dans son message, Lil Uzi Vert a également mentionné Neuralink, une startup américaine qui développe des implants cérébraux d'interfaces neuronales directes, co-fondée par Elon Musk.

Aucun détail quant à l'achat n'a été dévoilé pour le moment. WASP-127b, la planète en question, serait une exoplanète géante dont la taille serait 1,4 fois supérieure à celle de Jupiter. Elle serait en orbite autour d’une étoile naine jaune.

Peut-on vraiment acheter une planète ?

Le traité sur l'espace extra-atmosphérique de 1967, parrainé par les Nations unies, a fait de l'ensemble de l'espace un bien commun international en le décrivant comme la "province de l'humanité tout entière" et en interdisant à toutes les nations de revendiquer une souveraineté territoriale. Dans l'article 2 du traité, il est défini que "l'espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes, n'est pas sujet à appropriation nationale par revendication de souveraineté, par voie d'utilisation ou d'occupation, ou par tout autre moyen". Cette interdiction ne s'appliquerait donc pas, à première vue, aux personnes ordinaires ou aux entreprises.

Par ailleurs, la seule organisation habilitée à nommer officiellement les astres est l'Union astronomique internationale (International Astronomical Union, IAU).

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