Le leader du tourisme spatial annule un vol: "La combinaison du prix, du moment et de l'expérience n'était pas la bonne"

Le tourisme spatial peine à trouver son public.

Lancement d'une fusée Blue Origin
Lancement d'une fusée Blue Origin ©AP

Ces derniers mois, chacun y a été de son petit périple. Tant Jeff Bezos et son entreprise Blue Origin que Richard Branson avec Virgin Galactic, sans oublier SpaceX, même si son CEO Elon Musk est resté cloué sur Terre. Malgré ces récents succès largement couverts par la presse, Space Adventures, un acteur établi du tourisme spatial, semble avoir du mal à trouver des clients.

La société a été contrainte d'annuler son prochain lancement, prévu avec SpaceX. "La mission a été commercialisée auprès d'un grand nombre de nos clients potentiels, mais en fin de compte, la combinaison du prix, du moment et de l'expérience n'était pas la bonne à ce moment précis et notre contrat avec SpaceX a expiré", a déclaré le porte-parole de la société au site SpaceNews. "Nous espérons réexaminer cette offre à l'avenir".

Car si les touristes ayant été dans l'espace sont - sans surprise - séduits, évoquant parfois avoir vécu l'expérience "la plus intense" de leur vie, le concept semble encore avoir du mal à rencontrer son public. Il faut dire que c'est un marché de niche : rares sont les terriens pouvant se permettre de dépenser quelques centaines de milliers de dollars pour faire le plein de sensations fortes. Quitter la Terre a en effet un prix élevé. Il faut compter une somme comprise entre 200.000 et 250.000 dollars pour un vol Virgin Galactic, tandis que l'enchère pour le vol Blue Origin était montée jusqu'à 28 millions de dollars.

Autre problème auquel doivent se confronter les futurs touristes, ainsi que les entreprises proposant ce type de voyage : les critiques quant à la pollution engendrée par les lancements. Les récentes révélations sur les problèmes techniques rencontrés par SpaceX en vol ont aussi pu refroidir les clients potentiels.

Mais l'entreprise n'abandonne pas pour autant. Elle prévoit d'envoyer le milliardaire japonais Yusaku Maezawavers la station spatiale internationale en décembre, à bord d'une capsule russe Soyouz. Le milliardaire devra passer une dizaine de jours dans l'ISS, avant de revenir sur Terre.