La Déclaration des droits de l’homme de 1789 archivée sur ADN

Deux textes historiques conservés aux Archives nationales françaises, la Déclaration des droits de l’homme et celle des droits de la femme, ont été encodés sur ADN, grâce à une nouvelle technologie qui promet un stockage plus durable et moins volumineux que le numérique classique.

La Déclaration des droits de l’homme de 1789 archivée sur ADN
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AFP

Il s’agit de deux minuscules capsules contenant des brins d’ADN de synthèse, sur lesquels ont été stockées la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, cette dernière rédigée par Olympe de Gouges en 1791.

Les capsules ont été déposées mardi dans l’armoire de fer des Archives nationales à Paris, aux côtés des originaux et d’autres textes emblématiques comme la Constitution de 1958 ou le testament de Napoléon.

"C'est la première fois que les Archives de France conservent des documents sur ADN, et c'est une première mondiale pour une institution publique", s'est félicité Bruno Ricard, directeur général de l'institution.

Cette technologie "bioinspirée" consiste à transformer une donnée numérique binaire, en donnée quaternaire : les lettres A, T, C et G. Ces lettres sont les briques de l’ADN, le support de l’information génétique qui se transmet chez les êtres vivants de génération en génération.

L’information numérique ainsi convertie est stockée sur des grandes molécules, comme le fait le vivant. L’ADN réécrit est ensuite lyophilisé et pour lire l’information, il suffit de rajouter une goutte d’eau. On peut ensuite récupérer le fichier via un séquenceur d’ADN.

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