Les chiens errants qui survivent à Tchernobyl ont muté. Et c'est peut-être une bonne nouvelle pour les humains

Des chercheurs ont étudié pour la première fois la génétique de grands mammifères vivant auprès de la centrale nucléaire accidentée de Tchernobyl.

This photo taken by Timothy Mousseau shows dogs in the Chernobyl area of Ukraine on Oct. 3, 2022. More than 35 years after the world's worst nuclear accident, the dogs of Chernobyl roam among decaying, abandoned buildings in and around the closed plant – somehow still able to find food, breed and survive.(Timothy Mousseau via AP)
Cette photo prise par Timothy Mousseau montre des chiens dans la région de Tchernobyl en Ukraine le 3 octobre 2022. Près de 37 ans après le pire accident nucléaire au monde, les chiens de Tchernobyl errent parmi les bâtiments en décomposition et abandonnés dans et autour de l'usine fermée. Toujours capables de trouver de la nourriture, de se reproduire et de survivre. ©Timothy Mousseau

En avril 1986, la plus grande catastrophe nucléaire au monde à ce jour se produit dans la centrale de Tchernobyl, dans l'actuelle Ukraine. L'explosion de vapeur à l'intérieur du réacteur 4 et les incendies qui ont suivi libèrent de grandes quantités de césium-137, d'iode-131 et d'autres radionucléides. Une zone de 2600 km2 s'étendant autour de la centrale électrique est maintenant connue sous le nom de zone d'exclusion de Tchernobyl (CEZ).

Dans la CEZ, la nature a repris ses droits, comme nous l'expliquait il y a peu le zoologiste ukrainien Oleksii Vasyliuk. "C'est aujourd'hui la plus grande forêt sauvage d'Europe centrale. Les animaux sauvages ne vivent pas assez longtemps pour ressentir les effets des radiations, ils vivent donc calmement leur vie dans la nature." Parmi ceux-ci, vivent aussi des centaines de chiens errants, que l'on pense être (au moins en partie) les descendants des chiens domestiques abandonnés sur place par les habitants et les travailleurs, obligés de quitter les lieux dans la précipitation après l'accident. Ces chiens sont en train de faire l'objet d'une étude génétique qui pourrait nous éclairer sur la façon dont un organisme proche du nôtre subit les impacts et résiste à un environnement irradié.

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