Madonna, Lady Di et Laurence Olivier ne sont que trois des nombreuses personnalités à avoir pris des Fleurs de Bach. Même certains gardiens de but de grands matchs de foot succomberaient au chant de l'une ou l'autre teinture. Alors, que cachent ces remèdes naturels?

Découverts au début du siècle dernier par le docteur Edward Bach, ces élixirs floraux sont produits aujourd'hui à raison de dix millions de flacons par an et exportés dans le monde entier. La rumeur selon laquelle quelques essences de fleurs pourraient enfin soigner, guérir, apaiser ou orienter nos émotions a en effet vite fait le tour du globe. Ainsi que celui des officines depuis que le ministère de la Santé Publique a reconnu 11 Fleurs de Bach en tant que compléments alimentaires. Il s'agit notamment du Pin sylvestre qui combat la dépression, les sentiments de culpabilité et l'impression d'être responsable de tout; du Charme pour les personnes qui souffrent d'asthénie mentale c'est-à-dire qui vont toujours "comme un lundi", de l'Églantier pour ceux qui souffrent d'apathie, du Mélèze pour ceux qui manquent de confiance en eux, du Bruyère pour les égocentriques ou encore de la Verveine pour les personnes souffrant d'enthousiasme excessif.

CATALYSEURS D'ÉMOTIONS

Les élixirs floraux, de Bach ou autres (voir ci-contre) agissent en réalité comme des catalyseurs d'émotions. Chaque fleur aurait une énergie correspondant à un état de pensée et serait capable de transformer le côté négatif en aspect positif. Un exemple ? Si quelqu'un souffre d'un état de peur permanente, l'élixir devrait développer chez lui la notion de courage.

Sans être présentées comme le remède miracle, ces Fleurs semblent apporter un certain confort de vie à ceux qui croient en elles et penchent pour les médecines douces. Ces élixirs naturels trouvent également un écho plus favorable à une époque, la nôtre, où l'émotion est acceptée telle qu'elle est, prise en considération et guidée. Elles connaissent un grand succès en Angleterre, en Hollande, en Belgique et bien entendu, aux Etats-Unis.

Né en 1886, le Dr Edward Bach, urgentiste, chirurgien, physicien, s'est éloigné de la médecine conventionnelle pour aller vers l'homéopathie car il pensait que la personnalité et l'attitude des gens ont une incidence sur leur état de santé.

Du pays de Galle, il rapporte deux plantes, la Mimule et l'Impatiente, les prépare comme il le ferait pour un vaccin et les prescrit en fonction de la personnalité du patient. Il obtient des résultats encourageants. Ainsi naissaient voici plus de 60 ans, les célèbres Fleurs de Bach.

En 1934, Edward Bach s'installe dans ce paradis sur terre qu'est le Mount Vernon, petite maison dans l'Oxfordshire, actuel Centre Bach qui continue à produire les fameux élixirs, au nombre de 38 aujourd'hui. "

SEPT ÉTAPES

On ne sait pas si le docteur a été interrompu par la mort dans ses recherches ou s'il estimait avoir ainsi fait le tour des émotions. Il a en tout cas divisé ses 38 Fleurs en sept groupes correspondant aux conflits fondamentaux qui nous empêchent d'être fidèles à nous-mêmes : la peur, l'incertitude, le manque d'intérêt pour le présent, la solitude, l'hypersensibilité aux influences et aux idées, le découragement ou le désespoir, la préoccupation excessive du bien être des autres.

Au sein de chaque groupe, chacune des fleurs s'adresse à un aspect particulier. Parallèlement, sept étapes de guérison de la maladie ont aussi été définies par Edward Bach. Elles sont la paix, l'espoir, la joie, la foi, la certitude, la sagesse, l'amour.

L'élixir le plus connu est le Rescue, -qui regroupe 5 fleurs -et qui se trouve dans toutes les trousses de secours des adeptes du système car il est conseillé pour nombre de chocs ou d'émotions. Les dix autres Fleurs le plus souvent utilisées sont l'Olive pour les gens épuisés ou au bout du rouleau, le Walnut (Noyer) pour le besoin de protection, l'Impatiente pour les personnes irritables, le Mimulus, le Holly (Houx), le Crab Appel (Pommier sauvage), la Star of Bethlehem, l'Agrimony, le White Chestnut (Marronnier blanc) et le Larch (Mélèze). De quoi parer au plus perturbant.

à Mount Vernon

© La Libre Belgique 2001