Avec une certaine régularité paraissent des études scientifiques mettant en cause non seulement l’efficacité mais aussi l’innocuité du vaccin contre le cancer du col de l’utérus, preuve que les certitudes sur ce délicat sujet ne font pas encore l’unanimité au sein du monde médical, ce qui a, en toute légitimité, lieu d’inquiéter le public concerné. Ainsi, tout récemment, l’une d’elles soulignait que, non seulement l’efficacité des vaccins anti-HPV (papillomavirus humain) dans la prévention des cancers du col n’avait pas été démontrée et que les risques demeuraient incomplètement évalués mais qu’en outre, "la liste des effets secondaires graves liés à la vaccination mondiale anti-HPV inclut des décès, convulsions, paresthésies, paralysies, syndromes de Guillain-Barré, myélites transverses, paralysies faciales, syndromes de fatigue chronique, anaphylaxies, maladies auto-immunes, thromboses veineuses profondes, embolies pulmonaires et autres cancers du col de l’utérus". Une énumération qui se base sur plus d’une centaine d’études scientifiques. La publication de cette étude canadienne - qui n’a pas échappé à la vigilance du collectif Initiative citoyenne toujours prompt à informer les médias - remet sur le tapis, une fois encore, la controverse qui n’est certes pas neuve et dont nous avons déjà largement fait écho. De quoi susciter une réaction de la part de la ministre de la Santé de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Fadila Laanan (PS), alors que le vaccin sera proposé gratuitement à quelque 26 000 jeunes filles dans les écoles de Bruxelles et de Wallonie. "Il existe des mesures de vigilance, a simplement répondu, mardi, la ministre socialiste. Par rapport aux risques qui restent à évaluer, "on ne souhaite pas intervenir dans ce débat scientifique", a encore déclaré à l’agence Belga le cabinet de la ministre Laanan. Pour l’heure, en l’absence d’éléments nouveaux susceptibles d’amener à reconstituer le rapport risques/bénéfices, les recommandations du Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE), restent donc bel et bien de mise. Pour sa part, la ministre de l’Enseignement obligatoire, Marie-Dominique Simonet (cdH), n’a pas non plus souhaité réagir, "la campagne de vaccination étant du ressort de la ministre de la Santé".