Sciences & Espace

Ces Belges qui sauvent la planète

M.Bu.

Publié le - Mis à jour le

Si ce n’est pas un “who is who” du développement durable made in Belgium, cela y ressemble furieusement. Avec leur galerie de portraits, des femmes et des hommes qui labourent le terrain du développement durable, les deux co-auteurs de “Des Belges ont commencé à sauver la planète” posent un acte politique. “C’est un livre qui a une connotation politique mais certainement pas partisane, annonce l’Ecolo Christos Doulkeridis qui est à la barre du projet. Notre objectif n’était certainement pas de dire : “Voilà Ecolo doit être le premier parti, votez pour Ecolo.” L’objectif est de montrer qu’à côté de chez nous, des Belges se sont mis au travail concrètement pour sauver la planète.”

Qui croise-t-on au hasard des rayons (belges) du développement durable ? Il y a les “stars”, les incontournables Jean-Pascal van Ypersele (UCL) ou Alain Hubert – “des gens dont la volonté déplace les montagnes”, glisse Doulkeridis. “Gamin, je rêvais d’être Premier ministre”, confie Jean-Pascal van Ypersele dans son portrait.

Aujourd’hui, il est vice-président du Giec. Il dit : “Je ne crois pas que la charité puisse changer les choses de manière durable. Cherchons des solutions structurelles.” Il y a (aussi) ceux qui ont senti la vague verte avant qu’elle ne déferle. A l’image d’un Laurent Minguet, “le financier vert hyperkinétique”, ou d’une Sophie Le Clercq, administratrice chez CIT Blaton, par exemple. Elle dit : “Qui pouvait expérimenter le concept de bâtiment passif sinon nous ? C’était important de montrer au reste du monde économique que construire autrement, ça marche aussi.”

Il y a (encore) Emilie Meessen, coordinatrice d’ “Infirmiers de rue”. Il y a Marie Cabanac, la créatrice d’Ethic Wear – pionnière de la mode éthique en Belgique. Il y a Olivier Marquet, le directeur de la banque Triodos. Il dit : “L’argent doit être au service de l’homme et non l’inverse.” Jean-Michel Lex, enseignant à Eupen : “Le changement commence dans les classes d’écoles.”

Vingt-quatre portraits de femmes et d’hommes d’action, agrémentés de jolies photos N/B, et rehaussés de la présence d’un “abécédaire” du développement durable. Voilà Etopia, le “think tank” d’Ecolo, embarqué dans l’aventure de l’édition. Avec à la clé une première expérience réussie.

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