Des astronomes, parmi lesquels Michaël Gillon de l'Université de Liège (ULg), ont détecté la planète tellurique (une composition rocheuse similaire à la Terre) la plus proche connue en-­dehors du système solaire, fait savoir jeudi l'université dans un communiqué. 

L'exoplanète (planète située en-­dehors du système solaire), nommée HD 219134b, est un peu plus grande que la Terre. Mais elle orbite trop près de son étoile pour être habitable, son "année" ne durant que 3 jours. Elle est aussi la plus proche exoplanète qui "transite" son étoile, c'est-­à-dire qui passe régulièrement devant, "ce qui en fait la cible parfaite pour une étude détaillée de ses propriétés", pointe l'ULg. "Cette planète est située à 21 années-­lumière de la Terre, soit un jet de pierre à l'échelle de la Galaxie."

"La plupart des exoplanètes en transit de taille comparable à la Terre sont à des centaines d'années-­lumière de distance, bien trop loin pour rendre possible leur étude détaillée avec les télescopes actuels ou même futurs. Au contraire, cette nouvelle planète est une voisine de palier, ce qui ouvre un tas de perspectives enthousiasmantes quant à son étude détaillée", explique Michaël Gillon, astronome à l'Université de Liège et chef de projet pour la détection du transit avec le télescope spatial Spitzer.

Depuis sa découverte, l'exoplanète devrait être largement étudiée: "L'objectif sera essentiellement de déduire des informations sur la composition chimique de la planète à partir de la faible chute de la brillance qui survient lorsqu'elle passe devant son étoile. Ces chutes de brillance peuvent révéler non seulement la taille d'une planète, mais aussi donner des informations importantes sur sa composition atmosphérique et ses conditions de surface", conclut l'ULg.

HD 219134b est située dans la constellation de Cassiopée proche de l'étoile polaire. La planète a d'abord été détectée en utilisant l'instrument au sol HARPS-­Nord et le télescope spatial Spitzer de la NASA.