Le rapport européen sur les effets sanitaires potentiels de l’exposition aux champs électromagnétiques vient d’être rendu public (vous pouvez le découvrir en cliquant ici). Le rapport se veut favorable à l'absence de risque. Sans danger, les ondes élétromagnétiques? Des ONG dénoncent une " expertise biaisée", "favorable aux intérêts industriels" "acquis à la thèse du déni de risque".

Pour les ONG, "Ceci pourrait expliquer que les résultats scientifiques inquiétants aient été écartés, notamment, ceux qui concernent les tumeurs cérébrales", remarque Mona Nilsson, présidente de la Fondation suédoise de protection contre les rayonnements.

Selon les associations, si le rapport se veut favorable à l'absence de risque, et malgré le fait que "s'accumulent les études montrant des effets", c'est parce que la Commission européenne a su sélectionner "un groupe d'experts où domine la position favorable à l'absence de risque et d'étouffer les éventuelles voix discordantes", manquant au respect de règles déontologiques: "l'exemple de Joachim Schüz est particulièrement frappant puisqu'il a été révélé qu'il s'était arrogé la partie épidémiologique, en contradiction avec le principe de pluralité de l'expertise, et qu'il avait, dans le pré-rapport rendu public en février 2014, écarté systématiquement les études montrant des effets sanitaires sur les tumeurs cérébrales liées à l'usage du téléphone portable." 

Et de citer également plusieurs personnalités du rapport entrant en conflit d'intérêt direct, comme par exemple le président du groupe d'experts, Théodoros Samaras, ancien consultant chez Vodafone. Les ONG réclament une enquête approfondie sur les infractions déontologiques, et l'annulation des conclusions du rapport, puisqu'entachées par diverses infractions.