On a désormais dépassé la trentaine, mais on attend toujours de savoir où se situe l’origine de la contamination.

Deux nouveaux cas de contamination par la bactérie de la Legionella, en lien avec la région portuaire de Gand, ont été recensés, samedi, par l’Agence flamande de la santé.

Si le premier malade a pu rester chez lui, le second a dû être hospitalisé mais pas en soins intensifs. Actuellement, dix-huit personnes sont à l’hôpital.

À ce jour, un total de 32 contaminations ont été recensées et ce depuis les premiers signalements le 10 mai et la maladie a fait deux morts.

Cinq entreprises suspectes

La contamination trouve très probablement son origine dans la zone portuaire de Gand, où des concentrations élevées en bactéries ont été trouvées dans deux tours de refroidissement. Des bactéries en concentration moindre ont également été détectées en trois autres lieux.

Les échantillons provenant des cinq entreprises font actuellement l’objet d’une analyse génétique dans un laboratoire spécialisé.

Du neuf le 3 juin ?

Le profil génétique des bactéries doit alors être comparé avec celui des légionelles détectées chez les patients connus. La comparaison pourra éventuellement donner une indication quant à la source exacte de la vague récente de cas. Les résultats sont attendus vers le 3 juin, mais les entreprises concernées ont entre-temps déjà effectué des désinfections.

La commune d’Evergem et la ville de Gand se sont constituées parties civiles dans ce dossier.

Il est certain à présent que la source des légionnelles ayant entraîné les cas de légionellose connus est restée active plusieurs jours durant.

La légionellose est une maladie pulmonaire rare provoquée par l’inhalation de légionelles, des bactéries qui prolifèrent dans les eaux chaudes et stagnantes, comme les circuits d’eau des bâtiments.

Elle n’est pas contagieuse mais elle peut être mortelle chez des sujets fragiles.