La Commission européenne a attribué un contrat de trois millions d'euros à un consortium mené par Airbus pour étudier la faisabilité d'une telle usine dans l'espace. Ce projet, baptisé "Period" et qui s'inscrit dans le programme de recherche européen Horizon 2020, s'étale sur deux ans. Il vise "la maturation des technologies de robotique spatiale et la définition d'une démonstration en orbite dès 2025", selon l'exécutif européen.

Cette "usine orbitale (...) sera la première à construire directement dans l'espace des composants majeurs tels que des réflecteurs d'antenne, à assembler et remplacer des modules et des charges utiles de satellites", a détaillé jeudi dans un communiqué Airbus, selon qui "c'est le précurseur de la fabrication de grandes structures en orbite".

A terme, plutôt que construire les satellites ou les composants sur Terre et les placer au sommet de fusées pour les envoyer dans l'espace -ce qui limite notamment leur poids et leur taille- l'usine spatiale pourrait les "produire indépendamment depuis sa propre orbite".

"Les futurs systèmes spatiaux à grande échelle ne peuvent être fabriqués et assemblés qu'en orbite, il est donc crucial que l'Europe soit à la pointe de cette capacité clé", explique Silvio Sandrone, responsable des projets futurs d'exploration spatiale au sein d'Airbus, cité dans le communiqué.

Airbus, accompagné dans ce projet par sept innovateurs européens, planche déjà sur d'autres programmes de fabrication spatiale, notamment la première imprimante 3D pour métal dans l'espace, qui sera déployée l'an prochain.