Sciences & Espace

Le 10 août 1519, 238 hommes et cinq bateaux quittent le port de Séville. A leur tête, Fernando de Magellan, un marin portugais travaillant pour la couronne d’Espagne. Son objectif : atteindre des îles riches en épices, les Moluques, situées dans l’actuel archipel indonésien. Mais en passant par l’ouest, car la route de l’est, par l’Afrique, est interdite à l’Espagne depuis le traité de Tordesillas, lorsque le Pape a partagé le monde entre Espagne et Portugal, deux puissances maritimes qui se disputent la dominance sur le Nouveau monde depuis sa découverte.

Le 8 septembre 1522, trois ans plus tard, seuls 18 marins en reviendront. Entre-temps, ils auront - presque par hasard - bouclé le premier tour du monde. Un “voyage qui changea l’histoire de l’humanité”, comme le décrit le grand écrivain Stefan Zweig, qui consacra une biographie à Magellan. Cette “circumnavigation” qui ne devait pas en être une était d’abord un immense saut dans l’inconnu. Nous ne sommes en effet qu’à peine 30 ans après le voyage de Christophe Colomb vers ce qu’on n’appelle l’“Amérique” que depuis peu.

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