Ce type de contenants ne pourra plus, à partir de cette date, être produit ou vendu. Il s'agit d'une extension de l'interdiction de vente de biberons contenant du bisphénol A appliquée depuis le mois de juin 2011. Le bisphénol A est utilisé, entre autres, dans la production du polycarbonate et se retrouve donc dans les assiettes, gobelets, tasses et couverts en plastique utilisés par les enfants.

Tenant compte de l'incertitude entourant la possible toxicité de ce composant chimique et obéissant au principe de précaution, le Conseil supérieur de la santé conseillait, en novembre 2010, "de diminuer au maximum l'exposition des jeunes enfants au bisphénol A". Le Moniteur belge a confirmé lundi la date de prise d'effet du projet de loi validé par le Sénat et la Chambre début 2012.

Le bisphénol A lié à l'obésité?

Le bisphénol A (BPA), présent notamment dans les boites de conserve et les canettes de boisson, accroîtrait le risque de surpoids et d'obésité chez les enfants, selon une étude menée aux Etats-Unis parue mardi, la première à révéler un tel lien. La plupart de la population américaine a des traces de cette substance chimique dans l'urine, mais cette recherche indique que les enfants ayant les niveaux les plus élevés doublent leur risque de devenir obèses comparativement à ceux ayant les concentrations les plus faibles. "C'est la première fois qu'une substance chimique dans l'environnement est liée à l'obésité chez des enfants dans un important échantillon national représentatif", souligne le Dr Leonardo Trasande, professeur adjoint de pédiatrie à l'Université de New York, principal auteur de l'étude qui a porté sur 2.800 enfants et adolescents âgés de six à 19 ans. Ces travaux sont publiés dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) daté du 19 septembre. La recherche effectuée entre 2003 et 2008 a notamment comparé le taux de BPA dans l'urine et le poids des participants, qui selon les résultats ont été divisés en quatre groupes. Environ 22% des enfants avec le taux le plus élevé de BPA étaient obèses contre seulement 10% chez ceux avec les niveaux les plus faibles. "Ces résultats montrent une fois de plus la nécessité d'élargir notre approche pour lutter contre l'épidémie d'obésité", explique-t-il à l'AFP. Il est clair qu'"un régime alimentaire malsain et le manque d'exercice contribuent à accroître la masse de graisse dans le corps mais, clairement, ce n'est pas tout", ajoute-t-il.