"Quelle histoire Vénus a-t-elle vécue pour arriver à cet état et cela présage-t-il du sort de la Terre si elle devait, elle aussi, subir un effet de serre catastrophique? Vénus est-elle encore géologiquement active? Aurait-elle pu autrefois abriter un océan et même entretenir la vie? Quelles leçons peut-on tirer de l'évolution des planètes terrestres en général, alors que nous découvrons davantage d'exoplanètes semblables à la Terre?", s'interroge notamment l'ESA.

Avec deux sondes de la Nasa, Envision, qui sera lancée par la future Ariane-6 au plus tôt en 2031, devrait tenter de répondre à ces questions.

L'ESA explique que le nouvel explorateur de Vénus transportera une "suite innovante d'instruments", parmi lesquels le VenSpec-H belge. Ann-Carine Vandaele, Séverine Robert et Eddy Neefs de l'Institut royal d'Aéronomie spatiale de Belgique (IASB) à Uccle feront partie du groupe de travail System Engineering.

L'opportunité la plus proche pour le décollage d'EnVision est 2031, avec d'autres options possibles en 2032 et 2033. Il lui faudra environ 15 mois pour atteindre la planète, et 16 mois supplémentaires pour circulariser son orbite par aérofreinage. Son orbite sera de 92 minutes et son altitude sera comprise entre 220 et 540 km.