En 2025, un engin ClearSpace-1 aura rendez-vous avec Vespa, une structure porteuse du lanceur européen Vega. Cet objet de 112 kg, de la taille d'un petit satellite, a été laissé à une altitude d'environ 801 km par 664 km. Le but est de le capturer et le désorbiter.

Plus de la moitié des 42.000 objets lancés en près de 60 ans d'activités spatiales sont encore en orbite et suivis régulièrement, souligne l'ESA dans un communiqué.

"Avec une moyenne aujourd'hui de près de cent lancements annuels, et avec les désintégrations qui continuent de se produire à un taux historique moyen de quatre à cinq par an, le nombre de débris spatiaux va continuer d'augmenter régulièrement", ajoute l'agence basée à Paris.

En concluant un contrat de service de bout en bout, plutôt qu'en développant un engin spatial défini pour une exploitation en interne, l'ESA adopte aussi une nouvelle approche: elle achète la mission initiale en lui apportant son expertise, dans le cadre de son programme de sécurité spatiale.

ClearSpace SA financera le coût restant de la mission par le biais d'investisseurs commerciaux. Elle assurera la direction de l'équipe industrielle. Les contributions proviennent d'entreprises de Suisse, de République tchèque, d'Allemagne, de Suède, de Pologne, du Royaume-Uni, du Portugal et de Roumanie.

Les ministres des 22 Etats membres de l'ESA avaient donné leur feu vert en novembre 2019 pour passer un contrat de service avec un fournisseur commercial pour l'enlèvement en toute sécurité d'un objet inactif en orbite terrestre basse.