Deux CubeSats (satellites composés de cubes) belges, dénommés Picasso et Simba, font partie de ce vol européen inaugural. Le lanceur européen, le plus léger de la gamme Arianespace, s'est arraché de son pas de tir à 22H51 heure locale (03H51 HB), un lancement annoncé seulement quelques heures plus tôt.

Il faudra environ deux heures pour savoir si l'ensemble des satellites a pu être correctement placé sur orbite. Ce vol doit marquer le retour de la fusée depuis sa défaillance survenue à l'été 2019, qui avait entraîné sa destruction, par précaution.

Vega représente un enjeu crucial pour l'Europe spatiale, qui va faire son entrée sur un marché en plein essor, où la concurrence - notamment celle de l'américain SpaceX - fait rage: la mission "VV16" est son premier lancement partagé (ou "rideshare"), qui doit placer en orbite basse 53 satellites pour le compte de 21 clients, issus de 13 pays différents. Le dernier report du lancement, mardi, était dû au passage d'un typhon au-dessus d'une station de suivi en Corée du Sud. Avant cela il y a eu la crise du Covid-19, puis des conditions météorologiques particulièrement défavorables (forts vents d'altitude) cet été au-dessus de la Guyane.

Deux CubeSats (satellites composés de cubes) belges, dénommés Picasso et Simba, font partie de ce vol européen inaugural, et ont été lancés simultanément avec environ 50 autres petits satellites. Picasso ,développé par l'Institut royal d'aéronomie spatiale de Belgique, mesurera l'atténuation de la lumière solaire par l'atmosphère terrestre au lever et au coucher du Soleil pour déterminer la distribution verticale de la concentration d'ozone dans la stratosphère.

Simba, oeuvre de l'Institut royal météorologique, analysera le changement climatique en évaluant le déséquilibre du bilan énergétique global de notre planète. Son principal instrument mesurera à la fois l'énergie que la Terre reçoit du Soleil et l'énergie de la Terre qui se perd dans l'espace.