Une nouvelle étude réévalue l’âge de sa formation.

Des chercheurs, dont le jeune Américain Maxwell Thiemens qui fait actuellement partie du laboratoire G-Time de l’Université libre de Bruxelles (ULB), ont analysé la composition chimique de différents échantillons de sol lunaire, prélevés lors des passages successifs de l’homme sur la Lune (de 1969 à 1972). Ceux-ci proviennent de différentes couches de roches lunaires qui se sont formées à la surface de notre satellite quand l’océan de magma qui le recouvrait initialement s’est refroidi et figé.

Des décennies après la collecte de ces échantillons, il apparaît que la Lune est plus vieille que ce que l’on pensait jusqu’ici. C’est en étudiant les teneurs en hafnium et tungstène de différentes roches lunaires - des éléments chimiques faisant office d’"horloge radioactive naturelle" - que les scientifiques ont conclu qu’elle se serait formée environ 50 millions d’années après la naissance du système solaire, soit bien plus tôt que ce que l’on pensait. Ces recherches font l’objet d’une publication dans la revue Nature Geoscience de ce lundi .

Selon les observations des chercheurs, dont Maxwell Thiemens et Carsten Münker, la Lune aurait donc commencé à se solidifier environ 50 millions d’années après la naissance du système solaire, qui est estimée remonter à 4,5 milliards d’années. "Cette information sur l’âge de la Lune signifie qu’un éventuel impact géant se serait produit avant cette période", avance Carsten Münker.

On estime en effet que c’est de la collision entre un corps céleste et la Terre, encore toute jeune, que la Lune est née, sorte d’agglomération des débris de ce choc.