Sciences & Espace

Le satellite spatial SDO (Solar Dynamics Observatory) de la Nasa a observé fin mai l'apparition d'un immense "trou coronal" à la surface de notre étoile. "Il s'agit d'une région de l'atmosphère solaire où la température et la densité sont un peu plus basses que dans le reste de la couronne", nous explique Viviane Pierrard de l'Institut d'Aéronomie de Belgique. C'est pourquoi cette zone apparait plus sombre dans la vidéo en fausses couleurs fournie par l'Agence américaine.

"Liés au champ magnétique solaire, les trous coronaux sont habituellement situés dans les régions polaires, en tous cas lors du minimum d'activité solaire", poursuit la scientifique. Or, notre étoile s'approche aujourd'hui du maximum de son cycle d'activité de 11 ans. Ce trou coronal est d’ailleurs le plus gros "trou" observé depuis plus d'un an.

"Ce qui est exceptionnel cette fois-ci, c'est qu'il apparait à de plus basses latitudes", au niveau de l'équateur, s'orientant ainsi en direction de la Terre. Mais de ces phénomène s'échappent des vents solaires constitués de particules chargées qui ne sont pas sans conséquence sur les réseaux de communications terrestres. "Comme il s'agit ici de particules très rapides, avec une vitesse d'environ 800 km/s, contre 400km/s en moyenne, il leur a fallu seulement deux jours pour nous atteindre."

Comme après des éruptions solaires, les flux de particules engendrent de splendides aurores au contact du champ magnétique terrestre. Le résultat sur nos GPS et GSM est beaucoup moins réjouissant et peut se traduire par quelques coupures inopinées. Les satellites peuvent quant à eux en ressortir plus usés.

Heureusement, si les premières prévisions parlaient de plusieurs mois de perturbations, celles-ci devraient finalement ne durer que quelques jours.