La sonde, conçue pour percer les secrets du climat martien, sera le premier des trois engins spatiaux devant atteindre Mars en février.

Outre les Emirats, la Chine et les Etats-Unis ont lancé des engins en juillet, profitant d'une période où la Terre et Mars sont les plus proches.

La mise en orbite de "Hope" ("Amal" en arabe, "Espoir" en français) autour de Mars coïncide avec le 50e anniversaire en 2021 de l'unification des sept émirats au sein de la fédération des Emirats arabe unis. Tous les monuments du pays seront éclairés en rouge la nuit.

"Hope" a commencé une manoeuvre de 27 minutes à 16H30 HB consistant à ralentir suffisamment pour être tirée par la gravité martienne, la partie la plus difficile de la mission, selon des responsables.

Si la sonde est conçue pour fournir une image complète de la dynamique météorologique de la planète, elle constitue également un pas vers un objectif beaucoup plus ambitieux: l'établissement d'une colonie humaine sur Mars dans un délai de 100 ans.

En plus de consolider leur statut d'acteur régional clé, les Emirats souhaitent que le projet serve de source d'inspiration pour la jeunesse arabe, dans une région qui fait plus souvent la une pour ses conflits dévastateurs et ses crises politiques que pour ses prouesses scientifiques.

Pour marquer ce moment historique, des images de deux lunes de Mars - Phobos et Deimos - ont été projetées dans le ciel de Dubaï, pour permettre de "voir ce que la sonde voit", selon le bureau en charge des médias de l'émirat.

Contrairement aux missions chinoise Tianwen-1 et américaine Mars 2020, "Hope" ne se posera pas sur la planète rouge.

Elle doit utiliser trois instruments scientifiques pour surveiller l'atmosphère martienne et devrait commencer à transmettre des informations en septembre, des données auxquelles les scientifiques du monde entier auront accès.