Dans 90 pc des cas, le mal de dos trouve son origine dans des facteurs psychologiques. Pourtant, la majorité des personnes qui en souffrent espèrent un diagnostic et un traitement médicaux, affirme la psychologue Liesbeth Goubert de l'Université de Gand dans sa thèse de doctorat qui sera publiée mercredi dans le magazine médical «De Huisarts ».

Près de quatre Belges sur dix, sur un échantillon de 1.624 personnes, ont affirmé avoir souffert d'une douleur au bas du dos durant une journée ou plus au cours des six derniers mois. Les personnes se plaignant d'autres problèmes de santé sont plus nombreuses à mentionner ce type de douleur.

De 58 à 84 pc des adultes sont concernés par le mal de dos à un moment ou l'autre de leur vie. Pourtant, un véritable diagnostic médical, comme une hernie, n'a pu être établi que dans 10 pc des cas. Pour la majorité des patients, il n'est donc aucunement question d'une lésion du dos ou d'un endommagement des tissus. Selon Mme Goubert, le problème se situe donc principalement «entre les oreilles » et non au niveau des vertèbres dorsales.

Près de 8 pc des personnes interrogées ont déclaré éprouver de sérieuses difficultés dans l'exécution de leurs tâches quotidiennes. Les personnes ayant un faible niveau d'éducation, bénéficiant d'allocations sociales, se plaignant d'autres problèmes de santé ou impliquées dans un divorce souffrent davantage de ce mal.

A ce propos, Mme Goubert estime que la prise en charge du mal peut mener à une reprise progressive des activités, à une diminution de la peur de la douleur et à la guérison. En raison d'une peur excessive de la douleur, les personnes tentent dans la mesure du possible d'éviter tout mouvement, ce qui augmente les risques d'un mauvais fonctionnement du corps, conclut la psychologue.