Environ dix millions de personnes sont atteintes de la maladie de Parkinson, dont 30.000 à 45.000 en Belgique, selon les estimations. Ces chiffres sont amenés à doubler d'ici 20 à 30 ans, en raison du vieillissement de la population mais aussi d'une amélioration dans la détection, ont affirmé lundi plusieurs experts. Ces derniers soulignent l'importance de l'activité physique, tant pour prévenir l'apparition de la maladie que pour en limiter les effets. 

Actuellement, le principal traitement consiste en une implantation d'électrodes pour envoyer des stimulations électriques au cerveau, a rappelé le professeur Gaëtan Garraux, à la veille de la journée mondiale consacrée à l'affection. Bien qu'elle livre des résultats probants, l'intervention est néanmoins très risquée après 70 ans, alors que la maladie apparaît généralement vers 60-65 ans.

Les traitements ne permettent en outre que de freiner le développement de l'affection. D'où l'importance, notamment, de l'activité physique, martèle le Dr Jean Maes, qui s'apprête à escalader le Kilimandjaro avec sept patients.

"L'activité physique offre un bénéfice préventif, ainsi qu'une efficacité et une complémentarité avec les autres traitements", abonde le Dr Olivier Bouquiaux.

La plate-forme Belgian Brain Council (BBC) rappelle que les maladies cérébrales concernent 3,3 millions de Belges.

"Leur coût atteint 18 milliards par an en Belgique, un chiffre qui a progressé de 42% en six ans. Or, le financement public de la recherche sur le cerveau ne représente que 15% des fonds investis dans la recherche médicale", déplore le Dr Gianni Franco, vice-président du conseil.