Les Émirats arabes unis et Dubaï, qui fait partie de cette fédération du Golfe, ont annoncé en septembre 2020 leur intention de lancer le rover Rashid d’ici 2024 sur le satellite naturel de la Terre.

Il "sera transporté par un engin d’iSpace" lors d’une mission en 2022, a précisé la firme japonaise.

La société iSpace, fondée en 2010, compte utiliser la fusée Falcon 9 de l’entreprise SpaceX du milliardaire Elon Musk - dont ce sera la première mission sur la Lune -, qui devrait décoller de Floride aux États-Unis.

Les Émirats, riches en pétrole, sont un nouveau venu dans la course spatiale où ils cherchent à s’imposer.

Le pays a envoyé en septembre 2019 le premier Émirati dans l’espace au sein d’un équipage de trois membres qui a décollé à bord d’une fusée russe Soyouz depuis le Kazakhstan pour une mission de huit jours sur la Station spatiale internationale.

Sa sonde Hope s’est placée avec succès en février en orbite autour de Mars pour tenter de révéler les secrets de la météo martienne, la première mission interplanétaire du monde arabe.

Le souverain de Dubaï, cheikh Mohammed ben Rached Al-Maktoum, a déclaré récemment que le rover émirati couvrirait "des zones (de la Lune) qui n’ont pas encore été atteintes lors des précédentes missions d’exploration".

Ce projet constitue une autre première pour les Émirats arabes unis, puisqu’il s’agira de la première mission sur la Lune effectuée par un pays arabe.

Selon le bureau d’information de Dubaï, le rover de dix kilos fera partie intégrante des efforts visant à installer la première colonie sur Mars en 2117, l’un des projets les plus ambitieux des Émirats arabes unis.