Si un patient doit subir une intervention chirurgicale dans le cadre d’un cancer du pancréas ou de l’œsophage, lui et son médecin ont intérêt à bien choisir l’hôpital qui la pratiquera. Car la qualité de l’opération, et les chances de survie après celle-ci, sont nettement plus élevées dans les hôpitaux qui les pratiquent régulièrement.

Ce constat avait été établi par le Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE). Les mutuelles le reprennent aujourd’hui à leur compte, et vont un cran plus loin. Réunies au sein de l’Agence intermutualiste (AIM), elles rendent public le nombre d’interventions dans chaque hôpital. Selon le KCE, seules les institutions qui pratiquent plus de 20 opérations par an offrent une qualité suffisante. Et celles qui pratiquent moins de six interventions devraient envoyer leurs patients vers celles qui en font de 6 à 19, afin d’augmenter leur expertise.

Plus généralement, dit l’AIM, on ne peut plus offrir chaque type de soins spécialisés dans chaque hôpital. Il faut centraliser les soins les plus complexes. L’AIM espère que la prochaine réforme du financement des hôpitaux incitera les institutions qui craignent actuellement de perdre des patients, à davantage collaborer avec les hôpitaux spécialisés.