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Une utilisation fréquente de la pilule du lendemain peut avoir des effets secondaires, comme l'irrégularité du cycle menstruel, bien qu'un usage répété n'entraîne aucun risque connu pour la santé, selon les recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) citées lundi par la Fédération des centres pluralistes de planning familial (FCPPF) en réaction à la sortie de la ministre de la Santé Maggie De Block, qui a qualifié cette même pilule de "bombe hormonale". 

La Fédération se demande si la ministre souhaite, de la sorte, dissuader les femmes et jeunes filles de prendre ce contraceptif d'urgence. D'après un rapport de l'OMS de février 2016 sur la contraception d'urgence, "les pilules au lévonorgestrel et à l'ulipristal [du lendemain] sont sûres, ne provoquent pas d'avortement et n'ont pas d'effets nocifs sur la fécondité future. Les effets secondaires, semblables à ceux des autres contraceptifs oraux, sont rares et en général bénins", souligne-t-elle.

"Toutes les femmes et jeunes filles exposées au risque d'une grossesse non désirée ont le droit d'avoir accès à la contraception d'urgence et ces méthodes doivent être systématiquement intégrées dans les programmes nationaux de planification familiale", est-il encore inscrit dans les recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé.

La FCPPF demande que la loi soit modifiée afin de permettre aux centres de planning familial de distribuer la pilule du lendemain en toute légalité.