Rencontre au sommet (6e étage) de la Tour des finances, ce jeudi en début d’après-midi, dans le bureau - avec vue imprenable sur le Botanique - entre la ministre de la Santé, Maggie de Block, la championne d’athlétisme Tia Hellebaut, perchée sur ses hauts talons argentés, la chanteuse Jo Lemaire, engagée depuis des années dans ce combat contre le cancer du sein, et Heidi Vansevenant, la présidente hyper-motivée et enthousiaste de Think-Pink, la campagne nationale contre le cancer du sein.

Trouver des réponses fiables aux nombreuses questions

Pourquoi cette rencontre quelque peu informelle ? Pour venir remettre - officiellement - à la plus populaire des ministres, des mains des deux ambassadrices et de la fondatrice de l’association, le premier exemplaire du très bel ouvrage "Think Pink, vivre avec le cancer du sein, le combat pendant et après la maladie", qui sera distribué gratuitement dans toutes les cliniques du sein, à chaque patient(e) atteint(e) par la maladie. Celles et ceux que Think-Pink appelle "les victorieux".

Souriante, détendue et manifestement sensibilisée à la cause, "après 25 ans de pratique…", Maggie De Block se prête au jeu de la séance photos puis écoute le récit de Think Pink, conté par celle qui l’a créé. "En juin 2000, on m’a diagnostiqué un cancer de la thyroïde; puis on a découvert des métastases au sein, raconte Heidi Vansevenant. Pendant ma maladie, j’avais énormément de questions et je ne trouvais pas toujours de réponses satisfaisantes et fiables. J’ai donc eu l’idée de Think-Pink, qui a vu le jour en 2007et qui poursuit quatre objectifs : informer, sensibiliser, financer la recherche scientifique et soutenir les projets de soins avant et après le traitement."

Pour récolter des fonds, de nombreuses actions sportives notamment sont organisées par des bénévoles tout au long de l’année.

Une femme sur trois ne se fait toujours pas dépister

La ministre de la Santé intervient : "Nous avons fait en sorte que le trajet de réinsertion des personnes ayant été atteintes d’un cancer du sein soit plus simple, afin qu’elles puissent retourner au travail étape par étape. Quand on voit qu’aujourd’hui, en Belgique, une femme sur trois ne se fait toujours pas dépister, on se rend compte combien le travail de sensibilisation reste important. Il faut continuer d’informer, faire savoir que plus vite on est dépisté plus les chances de guérison sont grandes."

Beaucoup de femmes ne se soumettent pas au dépistage par peur du diagnostic mais aussi des effets secondaires liés au traitement. "C’est un peu la politique de l’autruche, commente Maggie De Block. C’est pourquoi il est important aussi de dire que de grands progrès ont été réalisés au niveau des traitements, ainsi que des reconstructions mammaires, notamment."