Que cela soit dans les séries telles qu'Urgences, Docteur House ou dans les hôpitaux belges, vous l'aurez remarqué, les tenues du personnel chirurgical sont vertes ou bleues. Et ce n'est pas par hasard.

Une réflexion posée dès la première Guerre mondiale

Jusqu'en 1914, le blanc immaculé des blouses était le symbole de la propreté et de la pureté. Lorsque la première guerre mondiale éclate, un médecin américain envoyé sur le front propose de changer les tenues du personnel soignant afin d'atténuer l'effet choquant du sang sur les blouses blanches.

L'évolution des lampes joue également rôle important dans l'utilisation de ces couleurs. Mais c'est surtout après 1950 que le bleu et le vert deviennent les couleurs de prédilection dans les salles d'intervention. Elles ont notamment l'avantage d'être moins réfléchissantes à la lumière.

Une question de colorimétrie

En langage colorimétrique, le vert et le bleu sont complémentaires au rouge des organes. Dès lors, les tâches de sang paraissent moins impressionnantes sur le vert mais permettent également aux chirurgiens de pouvoir se focaliser sur les organes, sans être distrait par des spectres fantômes dus aux différences de couleur.

D'ailleurs, si les gradins de Roland Garros sont verts, c'est également pour contribuer à la concentration des joueurs de tennis sur le court de terre battue.

Le blanc, trop éblouissant et source d'illusions d'optique

Selon le magazine Sciences et Avenir, le blanc peut provoquer un éblouissement et des illusions d'optique. En se concentrant sur les organes et donc, sur la couleur rouge, le chirurgien peut voir apparaître des spectres aux teintes vertes lorsqu'il détourne le regard vers un objet de couleur blanche. Il risque dès lors d'être déconcentré ou trompé par ce qu'il voit.