Coopération. La Russie, qui a perdu son monopole du transport vers la station spatiale internationale (ISS) avec l’arrivée du Crew Dragon, a annoncé mardi son intention de construire le premier module de sa propre station spatiale d’ici 2025, après que le gouvernement a laissé entendre qu’il pourrait abandonner l’ISS. L’exploitation de l’ISS est l’un des derniers domaines de coopération entre Russie et États-Unis, dans une période de tensions.

"Nous n’avons pas eu de discussions avec les Russes concernant leurs projets, ils feront leur travail et décideront de ce qu’ils veulent faire, et on prendra des décisions de notre côté avec nos partenaires", a déclaré Steve Jurczyk, administrateur de la Nasa par intérim. L’avenir de l’ISS est officiellement assuré jusqu’en 2024 par les gouvernements américain, russe, européens, japonais et canadien. Et, "d’un point de vue technique, nous avons validé que l’ISS pourra voler jusqu’en 2028", précisait la Nasa en mars. 

"De plus, notre analyse n’a identifié aucun problème qui empêcherait une extension au-delà de 2028." L’étude pour 2028-2032 devrait être lancée cette année. Mais l’utilisation de la station va évoluer: la Nasa, qui cherche à s’en désengager financièrement pour se concentrer sur la Lune et Mars, a annoncé en 2019 qu’elle accueillerait des touristes payants dans l’ISS. Les remplaçants se bousculent : une société privée et la Chine veulent par exemple construire leur station spatiale.

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© AFP