La chercheuse est également une figure de proue de l’égalité des sexes en sciences et en mathématiques.

Les femmes ont fait un pas de plus mardi vers plus d’égalité dans le monde encore très masculin des sciences, avec l’attribution du prestigieux prix Abel de mathématiques à l’Américaine Karen Uhlenbeck, spécialiste des équations aux dérivées partielles. La chercheuse a reçu le prix Abel 2019 "pour son travail fondamental dans l’analyse géométrique et la théorie de jauge qui a radicalement modifié le paysage mathématique", des théories qui ont révolutionné notre compréhension des surfaces minimales, telles que celles formées par des bulles de savon.

Âgée de 76 ans, Karen Uhlenbeck est maître de recherche universitaire invitée à l’Université de Princeton, professeure associée à l’Institute for Advanced Study (IAS) de Princeton, et professeure émérite à l’Université d’Austin, au Texas. Cette native de Cleveland "a élaboré des outils et des méthodes d’analyse globale qui font dorénavant partie de la boîte à outils de tout géomètre et analyste", selon l’Académie norvégienne des sciences et lettres.

Dans un portrait publié en 1997, Mme Uhlenbeck expliquait comment elle avait trouvé la théorie de la relativité d’Einstein "trop difficile" et comment elle avait tendance à s’ennuyer avec toutes les choses qu’elle comprenait.

Accompagné d’une récompense de 6 millions de couronnes (620 000 euros), le prix Abel, du nom du mathématicien norvégien Niels Henrik Abel (1802-1829), doit être remis formellement à Mme Uhlenbeck le 21 mai à Oslo. (AFP)