Il en ressort que les cyclistes inhalent 5 à 9 fois plus de particules fines qu’un automobiliste. Gloups ! D’après cette étude réalisée sur des personnes se déplaçant rue de la Loi, à Louvain-la-Neuve et sur un chemin tranquille de Mol, le cycliste qui traverse les rues de Bruxelles pour se rendre à son travail à un moment où la circulation est dense inhale 5,6 millions de particules fines alors que l’automobiliste n’en inhalera qu’1,3 million. Les chercheurs ont mesuré une présence de particules fines issues des gaz d’échappement bien plus importantes dans les poumons des cyclistes.

Des résultats a priori peu réjouissants qui n’ont pas manqué de faire réagir le président de Fietsersbond, Wim Depondt. Pour lui, la quantité importante de particules fines provenant des gaz d’échappement des voitures inhalées par les cyclistes, n’est “ absolument pas une raison de s’inquiéter ” . Pourquoi ? “ Parce que les risques pour la santé sont complètement neutralisés par les mouvements que le corps produit lorsqu’il roule à vélo ” . Les mouvements du corps diminuent, entre autres, le risque de maladie du cœur ou vasculaires. Preuve par les statistiques : celui qui fait régulièrement du vélo pour aller travailler est, en moyenne, malade un jour en moins par an et voit son taux de mortalité baisser de 40 % par rapport à l’automobiliste. Enfermés dans leur véhicule, “ les automobilistes sont plus exposés à d’autres matières nocives ” , selon Wim Depondt qui admet toutefois que, “ pour les personnes atteintes de troubles respiratoires, les particules fines représentent un problème particulier. Moins de cyclistes signifie un trafic davantage motorisé; ce qui est justement la source principale du problème ” . Aussi le Fietsersbond plaide-t-il également pour “ une approche ferme du problème des particules fines, avec des exigences environnementales plus strictes, des limites de vitesse plus basses, une diminution du trafic motorisé et une infrastructure pour les vélos plus adaptée".