Une équipe de chercheurs américains de la Harvard School of Public Health ont analysé le comportement alimentaire de 27.000 hommes âgés entre 45 et 82 ans. Ils ont ainsi remarqué que ceux qui ne mangent pas au matin ont 27% de risques en plus de souffrir de troubles cardiaques que ceux qui prennent un repas. L'analyse a bien évidemment tenu compte de l'environnement de l'individu comme son hygiène de vie ou ses habitudes sportives.

Si sauter le petit déjeuner est donc une pratique à déconseiller, se lever la nuit pour grignoter l'est encore davantage. Cette tranche masculine de la population aurait, elle, 55% de risques supplémentaires de souffrir de problèmes cardiaques. « Se lever pendant la nuit entraîne un stockage de calories. De plus, une personne qui se lève deux-trois nuits de suite va prendre l'habitude de le faire et va dérégler son rythme biologique », note Daisy Petiau, diététicienne dans la région de Mons.

Les bienfaits du petit déjeuner

L'une des hypothèses les plus répandues affirme que sauter le premier repas de la journée favorise le grignotage de snacks sucrés. Si une personne n'a pas mangé au matin, elle ingèrera également de plus grandes quantités à midi, et donc plus de calories dans un délai plus court. Ces pics de glycémie boucheraient alors les vaisseaux sanguins et seraient responsables des maladies cardiovasculaires. « Le risque d'un surplus de cholestérol est en effet bel et bien présent », explique Daisy Petiau.

D'autres études avaient déjà mis en évidence que s'alimenter correctement dès son réveil limite également les risques d'obésité, d'hypertension artérielle ou de diabète. « S'alimenter correctement signifie manger un repas équilibré dès le matin. Je préconise une consommation de céréales ou de pain, ainsi qu'une source de protéines comme la charcuterie ou le fromage. Il ne faut pas non plus oublier de manger un fruit ou de boire un jus de fruit. Ce repas fournira l'énergie nécessaire pour tenir jusqu'au diner », souligne Daisy Petiau.

Les résultats de cette nouvelle recherche nécessitent cependant d'être confirmés sur d'autres groupes de personnes, comme les femmes. La méthodologie devrait également être affinée étant donné que la composition des petits déjeuners analysés n'est malheureusement pas connue.