Les quatre moteurs RS-25 de l'étage principal de la fusée, chacun de la taille d'une voiture, ont été allumés durant légèrement plus de huit minutes, ce qui était l'objectif, afin de simuler une phase de lancement.

Ils ont projeté un immense nuage de fumée, dans un bruit assourdissant, sur le centre d'essai de Stennis, dans le Mississippi.

Pour ce test appelé "hot fire", qui a eu lieu vers 20h40 GMT (21h40 HB), les réservoirs avaient été remplis de quelque 2,6 millions de litres de carburant.

"Test réussi", a tweeté la Nasa sur le compte officiel de la fusée, peu après que des applaudissements aient retenti dans la salle de contrôle.

Fin janvier, lors d'un test similaire, les moteurs s'étaient arrêtés bien plus tôt que prévu, après un peu plus d'une minute d'allumage seulement.

Cette fois "rien n'a forcé un arrêt prématuré, ce qui est très bien", a commenté jeudi Bill Wrobel, en charge de ces tests pour la Nasa, lors de la retransmission en direct de l'agence spatiale américaine sur internet. Les données devront désormais être analysées en détail.

La fusée lourde SLS (Space Launch System) a déjà pris des années de retard. C'est un lanceur puissant destiné à emporter le vaisseau spatial Orion, dans le cadre du programme américain Artémis de retour sur la Lune.

Ce test était le dernier d'une série de huit destinés à vérifier que l'étage principal de la fusée est prêt à lancer les missions Artémis. Cet étage fait quasiment 65 mètres de haut, est composé des moteurs, des réservoirs, ainsi que des ordinateurs qui constituent le "cerveau" de la fusée.

Elle va maintenant être transportée au centre spatial Kennedy en Floride.