Le premier IRM 7 Tesla permettra de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau.

Ce mardi 17 septembre, a été inauguré par les autorités responsables de l’Université de Liège un équipement jugé exceptionnel. Et ce, dans le domaine de la recherche médicale et plus particulièrement de la neuroimagerie dans laquelle s’est spécialisé le Cyclotron.

Comme rappelé tant par le vice-recteur Fabrice Bureau que par Eric Salmon, directeur médical du Giga-Centre de recherches du Cyclotron-In Vivo Imaging, ce dernier constitue un centre interfacultaire reconnu mondialement.

Unique en Belgique

L’appareil d’imagerie du cerveau dont il est question, un scanner IRM 7 Tesla unique en Belgique, est désormais opérationnel. Grâce à cette technologie dernier cri qui a été développée par Siemens, les chercheurs de l’ULiège doivent pouvoir mieux comprendre le fonctionnement du cerveau, de même que plusieurs maladies neurodégénératives, a expliqué Eric Salmon sur place.

Ce dernier, insistant encore sur la réputation du Cyclotron où est installé ce scanner qualifié de révolutionnaire, souligne les multiples intérêts de cette acquisition.

Un investissement important

L’opération a été rendue possible par un investissement important chiffré à près de neuf millions d’euros, financés à hauteur de cinq millions par la Région wallonne et de trois millions par les fonds européens. Le solde étant pris en charge tant par l’ULiège elle-même que par le FNRS tandis qu’un partenariat interuniversitaire a été conclu afin de pouvoir l’utiliser.

Parmi les atouts de ce système : le niveau de résolution extrêmement importante qu’il permet et qui dépasse de loin selon les principaux intéressés ce que l’on connaissait. "Nous devons être en mesure d’étudier des structures et des cellules nerveuses de plus en plus petites", précise le directeur médical, estimant en outre que "ces techniques d’imagerie médicale sont essentielles pour atteindre nos objectifs scientifiques".

Doté d’un ultra-haut champ magnétique et capable de produire des images de cerveaux humains vivants avec une résolution allant jusqu’à 0,2 mm, le scanner aidera les chercheurs à mieux comprendre le cycle du sommeil et à mieux appréhender différentes pathologies telles que la maladie d’Alzheimer et la sclérose en plaques.