Sciences & Espace C'est un fait, notre système solaire n'est pas unique. Partout dans l'univers, des planètes gravitent autour d'une étoile. Les scientifiques les traquent espérant, un jour, y découvrir la vie. Mais les milliers voire millions d'années lumière qui séparent la Terre de ses lointaines cousines n'aident en rien cette tâche déjà ardue.

Classiquement, les astronomes ont deux types de méthodes pour détecter les exoplanètes : soit en observation directe pour celles qui ne sont pas trop éloignées de nous, soit indirecte telle que la méthode "du transit". Pour cette dernière, les satellites observent les variations du luminosité d'une étoile lorsque qu'une planète passe devant elle.

Lancé en 2009, Kepler est un découvreur d'exoplanète utilisant cette méthode. Il a récemment fourni des résultats qui ont intrigués les astronomes. Ces derniers s’intéressaient à une planète en orbite autour de l'étoile KOI-872 dont la période de transit aurait du être immuable d'après son type d'orbite, dite kleperienne. Cela n'a pas été le cas et elle a montré d'importantes variations.

"Plusieurs effets peuvent produire de telles variations", affirme, dans un communiqué, le Dr David Kipping du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics et co-auteur du papier qui fait état de cette observation. Une planète cachée pourrait fausser la séquence des transits, poursuit-il. Et c'est ce qu'il se serait produit ici. Une planète indécelable via le modèle du transit a été détectée grâce aux perturbations qu'elle a entrainées sur sa voisine. Une première dans la recherche des exoplanètes.