"Une génération libérée du sida est possible si l'on se concentre sur les communautés affectées par le VIH les plus désavantagées", selon un rapport de l'Unicef publié mardi, à la veille de Journée mondiale de la lutte contre le sida. Le rapport "Enfants et sida: Cinquième bulletin de la situation 2010", rédigé en collaboration avec l'Onusida, l'OMS, le Fonds des Nations unies pour la Population (UNFPA) et l'Unesco, souligne qu'il est possible de libérer l'humanité du sida en l'espace d'une génération, à condition que la communauté internationale redouble d'efforts pour fournir un accès universel à la prévention du VIH, aux traitements et à la protection sociale.

Pour atteindre ce but, "il faudra toucher les membres les plus marginalisés de la société", à savoir des millions de femmes et d'enfants, qui n'ont pu bénéficier des progrès accomplis dans les interventions contre le sida, en raison d'inégalités dues à leur sexe, à leur niveau d'éducation, à l'endroit où ils vivent, etc.

"Chaque jour, près de 1.000 bébés d'Afrique subsaharienne sont infectés par le VIH à la suite d'une transmission du virus de la mère à l'enfant", explique Anthony Lake, directeur de l'Unicef. Pourtant, certaines innovations, comme le "kit mère-enfant", qui fournit des traitements antirétroviraux aux mères et à leurs bébés, permettent de ralentir la progression du sida.

Dans les pays à bas et moyen revenus, 53% des femmes enceintes vivant avec le VIH ont reçu des antirétroviraux pour prévenir la transmission en 2009, contre 45% en 2008.