Planète

Jusqu'à 40°C en journée, 25°C la nuit: l'Europe va connaître la semaine prochaine une canicule exceptionnelle par sa précocité et son intensité, selon les agences météos, qui rappellent que les vagues de chaleur vont se multiplier avec le réchauffement climatique. Du Royaume-Uni à la Grèce, de l'Espagne à la Belgique, un air chaud en provenance du Maghreb et de l'Espagne va faire monter le mercure dès ce week-end sur l'ensemble de l'Europe pour atteindre un pic mardi et mercredi, voire jeudi.

La Belgique, qui a émis un avertissement "forte chaleur", prévoit "des maxima jusqu'à 34 ou 35°C" aux mêmes dates, selon l'Institut royal météorologique. La Suisse attend elle aussi des "températures caniculaires la semaine prochaine": jusqu'à 36 degrés mardi et 37 mercredi, selon MeteoSuisse.

En Allemagne, les températures atteindront jusqu'à 37°C mardi puis 38°C mercredi, avant de redescendre, selon l'agence Wetter Deutschland.

Une "alerte jaune" a été publiée en Espagne par l'agence publique de météorologie (Aemet) pour dimanche et plusieurs provinces du nord du pays, où la température devrait dépasser les 36°C. L'Aemet s'attend à un été "plus chaud que la normale", comme en 2018, mais les températures devraient rester inférieures à celles des étés 2015 à 2017.

Le Royaume-Uni s'inquiète quant à lui particulièrement des "orages violents", pour lesquels un avertissement a été émis à partir de dimanche et jusqu'à mardi. "Un temps chaud, humide et instable" est prévu, selon le MetOffice.

La Grèce comptera parmi les pays les plus touchés, avec des températures allant jusqu'à 39°C dès ce week-end.

En France, "plus de la moitié" du pays va être concernée par "une canicule d'une intensité maximale". "Le jour le plus chaud sera comparable à 2003", a annoncé le météorologue français François Gourand. En France, la hausse des températures moyennes est de 1,4°C depuis 1900.

L'Accord de Paris de 2015 sur le climat ambitionnait de limiter l'élévation de la température moyenne de la planète bien en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels, voire à 1,5°C, pour en limiter les conséquences (canicule, sécheresse, ouragans, hausse des océans...). Pour l'instant, les États n'en prennent pas la voie.

Selon les scénarios de Météo-France, "le réchauffement pourrait atteindre 2°C à l'horizon 2071-2100" dans le pays, voire 4°C dans le cas le plus pessimiste. Les vagues de chaleur vont se multiplier dès 2021 et pourraient devenir deux à trois fois plus nombreuses d'ici le milieu du siècle.